« Le jazz tisse sa toile... »
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Vitrine de disques de février 2014.

Six disques et un DVD

D 18 février 2014     H 09:51     A Pierre Gros, Thierry Giard, Yves Dorison    


Au sommaire :


THE CLAUDIA QUINTET : « September »

THE CLAUDIA QUINTET : « September » -  voir en grand cette image
THE CLAUDIA QUINTET : « September »
Cuneiform Records / Orkhêstra

C’est bien en septembre (2013) qu’est paru ce nouvel opus du Claudia Quintet que dirige le batteur, percussionniste, compositeur, architecte sonore John Hollenbeck. Une date de publication incontournable puisque ce disque (le sixième du groupe depuis 2004 sur Cuneiform records) est entièrement consacré à ce mois où l’été se délite dans l’automne, le mois préféré de John Hollenbeck : « Septembre est un mois merveilleux et, pour moi, l’équivalent du jeudi, mon jour préféré de la semaine que j’ai célébré dans une composition sur le premier disque du Claudia Quintet ! ».
Si les jazzfans français curieux connaissaient Hollenbeck depuis belle lurette, d’autres auront découvert son talent d’écriture, son goût pour les atmosphères sonores en fondu-enchaîné, les jeux de timbres et de couleurs à travers sa collaboration avec l’Orchestre National de Jazz de Daniel Yvinec pour le projet et le disque « Shut Up and Dance » (2010).
C’est bien cette science de l’assemblage des timbres et des rythmes, des harmonies sophistiquées et des aspérités sonores (la voix ici et là) que l’on retrouve dans ce nouvel album. On oublie les structures conventionnelles du jazz pour fondre et diluer les voix dans une musique de groupe, un jeu de plans successifs qui fait apparaître-disparaître les solistes sans ruptures.
Une impression délicieuse d’apesanteur tempérée par l’énergie d’un batteur qui s’implique dans une musique qui est aussi support de messages porteurs de convictions comme en témoigne par exemple « September 29th, 1936 -We Warn You- » qui reprend et détourne des éléments d’un discours de F. D. Roosevelt. Inévitablement, J. Hollenbeck avait en tête le 11 septembre 2001 mais s’est bien gardé de réveiller la mémoire de ce jour terrible.
Aux côtés du batteur, on retrouve les fidèles Matt Moran (vibraphone) et Chris Speed (anches), présents depuis l’origine du groupe, alors que le contrebassiste (très sollicité !) Drew Gress partage son poste avec Chris Tordini. L’accordéoniste Red Wierenga est une nouvelle recrue, discret mais parfaitement intégré à l’ensemble, il lie avec finesse les sonorité des anches et du vibraphone.
Même si ce disque est paru il y a six mois, il mérite amplement qu’on le mette en avant car la musique qu’il contient est d’une richesse et d’une fraîcheur qui peuvent résister solidement à l’usure du temps.

. ::Thierry Giard ::.

> Cuneiform Records RUNE377 / Orkhêstra

John Hollenbeck : batterie, percussion, voix, compositions / Red Wierenga : accordéon / Chris Speed : saxophone ténor et clarinette / Matt Moran : vibraphone / Drew Gress : contrebasse sur 1, 3, 7-10 / Chris Tordini : contrebasse sur 2-3, 5-6

01. September 20th- Soterius Lakshmi / 02. September 9th- Wayne Phases / 03. September 25th- Somber Blanket / 04. September 29th, 1936- -Me Warn You- / 05. September 22nd- Love Is Its Own Eternity / 06. September 18th- Lemons / 07. September 17th- Loop Piece / 08. September 24th- Interval Dig / 09. September 16th- Mystic Klang / 10. September 12th- Coping Song

> Liens :

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Alexander HAWKINS : « Song Singular - Solo Piano »

Alexander HAWKINS : « Song Singular - Solo Piano » -  voir en grand cette image
Alexander HAWKINS : « Song Singular - Solo Piano »
Babel Label / Harmonia Mundi

Il est bien agréable parfois d’être surpris.
C’est, comme au pied d’un arbre, une pomme qui vous tombe sur la tête.
On pose le CD sur la platine, on se laisse aller, porté par une musique d’une surprenante évidence. Il n’est même pas question ici de nouveauté, non il s’agit de musicalité, de cette chose inattendue et indéfinissable qui vous accroche. Et peu importe si les influences sont perceptibles : du Tatum, du Cecil Taylor pour la gestuelle le digital, de l’Ellington pour les couleurs, du bebop, mais aussi un brin de Solal dans certaines formules rythmiques ou encore le piano classique du XXème siècle...
Elles rejaillissent tout à coup comme une madeleine trempée dans du thé. C’est bon de découvrir un musicien jusque-là inconnu, dont on n’avait jamais entendu parler, que l’on croyait ne pas connaître, de se laisser envahir sans réfléchir par une musique aux accents emplis de sincérité.
Inconnu ? Pas tout à fait. Alexander Hawkins nous l’avions écouté sans le savoir dans un disque de l’éthiopien Mulatu Astatke (Sketches Of Ethiopia - 2013). Caché par une musique qui n’était pas la sienne.
Il se livre ici sans fard dans ce disque solo dont il a composé l’ensemble du répertoire sauf une reprise de Take the A Train de Billy Strayhorn. Et s’il y a une plage dont il est intéressant de parler c’est bien celle là. Que dire de ce thème faussement facile et dont la ligne mélodico-rythmique est une véritable vacherie pour les musiciens, horrible et pataude quand elle est jouée sans swing, vulgaire si l’on n’y prend pas garde, véritable scie des jam-sessions, trompés par l’apparente facilité harmonique, saccageant le peu qu’il en reste. Il faut alors se remémorer les versions ellingtoniennes (à écouter ici ), y déceler les subtilités du second plan qui font sa richesse et en particulier les accents souterrains et humoristiques. Et là Alexander se fait cruel, loin du discours sans méthode il nous livre une version où chacune des caractéristiques est reprise pour en faire une version qui lui est propre ou comment détourner les richesses d’un tube du jazz, devenues clichés. Le respect dans l’irrespect à la manière d’un Sun Ra ou d’un Monk.
Dans ce disque on est en face d’un compositeur-interprète où chacune des pièces présentée est le prétexte à exploiter un concept, un parti pris conscient dont le musicien va se servir pour développer son discours.
Alors j’ai la furieuse envie de vous dire « laissez vous aller, tentez l’expérience de la pomme ! ».

. :: Pierre Gros ::.

> Babel Label BDV13120 / Harmonia Mundi

Alexander Hawkins : piano, compositions sauf 7

01. The Way We Dance It Here / 02. Early Then, M.A. / 03. Joists, Distilled / 04. Stillness from 37,000 ft. / 05. Two Dormant, One Active / 06. Hope Step the Lava Flow / 07. Take the A Train / 08. Distances Between Points / 09. Advice / 10. Unknown Baobabs (Seen in the Distance) // Enregistré par Alex Bonney les 19 et 20 juillet 2012 en Grande-Bretagne.

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Antoine HERVÉ : « Thelonious Monk, le griot du be-bop - La leçon de jazz »

(DVD)

Antoine HERVÉ : « La leçon de jazz : Thelonious Monk, le griot du be-bop » -  voir en grand cette image
Antoine HERVÉ : « La leçon de jazz : Thelonious Monk, le griot du be-bop »
RV productions DVD + CD / Harmonia Mundi

Antoine Hervé est devenu indéniablement LE grand spécialiste du « concert commenté » dans le domaine du jazz à l’instar de son confrère Jean-François Ziegel pour la musique dite classique. À contre-pied des conférenciers ennuyeux et pédants, il s’acquitte de sa tâche, que dis-je, de sa mission avec une aisance, une simplicité, un naturel remarquables. C’est d’autant plus évident quand il « officie » seul comme ici à Angers au mois le 28 mai 2013 dans une collégiale qui offre un bel écrin à cette célébration de l’art singulier de Thelonious Monk. Un art déjà « urbain », nourri au son des klaxons (les « tonks » de Little Rootie Tootie) au rythme des trains en marche (Epistrophy).
Antoine Herve nous brosse le portrait de l’homme, de son époque musicale (co-inventeur du be-bop) et surtout donne avec d’indéniables qualités pédagogiques quelques clés pour comprendre la spécificité de l’art monkien. Pour Monk ce « maître des harmoniques trouées... des petites îles perdues dans l’océan des possibles » comme le qualifie joliment Antoine Hervé, « la suggestion est plus importante que de dire les choses ; elle est au centre de son discours ».
Ce sens de la suggestion, de l’évocation en fine touches sans lourdeurs didactiques, Antoine Hervé maîtrise au fil de sa longue expérience des leçons de jazz. Les musiciens apprécieront de voir les doigts courir sur le clavier du piano souvent incrusté en bandeau en haut de l’écran. Pour tous, de 7 à 117 ans, ces leçons sont sans doute une porte d’entrée dans le jazz, musique sérieuse et populaire.
On notera enfin que le film est complété de bonus intéressants, creusant encore un peu plus les subtilités de l’art de Monk. Et, cerise sur le gâteau, on retrouve dans le coffret un CD paru en 2010 sur le label Plus Loin Music : un superbe concert en piano solo donné par A. Hervé à La Cité de la Musique (Paris) en 1997. On mesurera ainsi que la passion du pianiste français pour Thelonious Sphere Monk, alias « Melodious Tonk », est une longue histoire.

. ::Thierry Giard ::.

> RV productions RVD 141 (DVD + CD) / Harmonia Mundi

NB : le DVD « Monk » figurait de le coffret « Les pianistes » édité par RV Productions en octobre 2013.

Antoine Hervé : piano, narration, commentaires

01. Blue Monk / 02. Round Midnight / 03. Think of One / 04. Monk’s Dream / 05. Epistrophy / 06. Little Rootie Tootie / 07. Ruby My Dear / 08. Ugly Beauty / 09. Nutty / 10. Pannonica / 11. I Mean You / 12. Trinkle Tinkle / 13. Thelonious / 14. Well You Needn’t /+ sur CD : 15. Monk’s Mood / 16. All Alone (I. Berlin) / 17. Camara (A. Hervé) // Enregistré à la Cité de la Musique le 13 décembre 1997.

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MEHLIANA : Brad MEHLDAU – Marc GUILIANA : « Taming The Dragon »

MEHLIANA : Brad MEHLDAU – Marc GUILIANA : « Taming The Dragon » -  voir en grand cette image
MEHLIANA : Brad MEHLDAU – Marc GUILIANA : « Taming The Dragon »
Nonesuch / Warner

Électro-organique. La roche mère est ébranlée et, par les fissures ouvertes, s’échappent des flots musicaux multicolores. Certains s’écoulent lentement, d’autres giclent violemment. Tous ont la richesse imaginative de l’obsessionnel Brad Mehldau qui, lié à la batterie précise de Mark Giulana, provoque chez l’auditeur un intérêt salvateur et vénéneux.
En ces temps de routine routinière, il est bel et bon de voir un musicien de son rang oser sortir du trio acoustique pour lequel il est connu (j’allais dire… payé ! ). Après tout, ce n’est pAs si souvent. Si l’on est d’abord étonné par le propos électrifié, on note aussi rapidement que les fondamentaux “mehldiens” (?!) sont présents. La furieuse indépendance de la main gauche, les boucles méandreuses teintées de classicisme contemporain, les rythmes, sont bien l’œuvre de celui qui a enregistré les volumes de l’Art du Trio.
Alors à quoi bon tenter cette pseudo nouveauté me direz-vous ? Eh bien, à faire œuvre d’expression musicale. Mehldau ne semble pas se livrer plus qu’à l’accoutumée, mais dans cet exercice périlleux, les sonorités de différentes époques se mêlent avec bonheur. Le recours au(x) texte(s) n’est pas inintéressant et les fans de l’homme à la tête de chou apprécieront l’hommage.
À écouter sans a priori.

. : Yves Dorison :.

> Nonesuch 536645 / Warner (Parution le 24/02/2014)

Brad Mehldau : fender rhodes, synthétiseurs, samples / Mark Guiliana : batterie, effets

01. Taming the Dragon / 02. Luxe / 03. You Can’t Go Back Now / 04. The Dreamer / 05. Elegy for Amelia E. / 06. Sleeping Giant / 07. Hungry Ghost / 08. Gainsbourg / 09. Just Call Me Nige / 10. Sassyassed Sassafrass / 11. Swimming / 12. London Glaming

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Hasse POULSEN & Richard BONNET : « Colors in Water and Steel »

Hasse POULSEN & Richard BONNET : « Colors in Water and Steel » -  voir en grand cette image
Hasse POULSEN & Richard BONNET : « Colors in Water and Steel »
Hôte Marge / futuramarge.free.fr

Il en faut du courage, de l’abnégation pour tenter encore aujourd’hui autre chose que le sur mesure d’une musique industrieuse et lisse. Il faut encore faire ce pari osé de l’improvisation sans filet, et sans filet ne veut surtout pas dire sans mémoire ; on n’invente pratiquement rien même dans ce qui peut sembler être les expérimentations les plus radicales et comme dit récemment il n’y a pas de trouvailles, il n’y a que des retrouvailles.
Souvenons nous de ce que disent certains écrivains et des plus grands : nous n’inventons rien, nous nous servons de ce que nous voyons, de ce que nous entendons, du monde qui nous entoure, ils nous restent à piocher, à ramasser. Il ne faut pas être dupe et laisser ouvert les micros pour recueillir en direct les fruits d’un discours, revient finalement à faire en quelque sorte la même chose. Encore faut il pour cela maitriser les possibilités discursives, le vocabulaire, la grammaire, la syntaxe fut elle surprenante pour pouvoir musicaliser librement, lâcher les chevaux sinon à quoi bon être artistes.
On connaît Hasse Poulsen, il se produit dans de nombreux projets qui vont d’une musique très écrite aux multiples formes d’improvisations. Richard Bonnet lui fait son chemin, multiplie les expériences, ne cédant à aucune concession, en homme libre. Il croise les musiciens comme le guitariste Pierre Durand pour des ciné-concerts, des duos avec la chanteuse Caroline Faber ou encore avec Tony Malaby, un autre duo totalement improvisé dans un studio new yorkais et dont nous avons pu entendre les fruits dans le CD Haptein.
Dans ce nouvel enregistrement nous avons donc deux guitaristes expérimentés et ouverts aux sons bouillonnants, aux mélodies, aux rythmes qui peuvent sembler à tort hétéroclites, et qui n’oublient pas de faire dans la démesure, le suave et la douceur.
De ces deux compositeurs spontanés qui interpellent nos sens, à chacun de dire s’il y est sensible ou non, il ne faut rien craindre pour peu que l’on fasse abstraction de nos peurs et comme eux, ouvrons nos regards face à ce monde qui nous entoure et acceptons en d’en être les aventuriers sans asservissements.

. :: Pierre Gros ::.

> Futura et Marge Hôte Marge 10 / www.futuramarge.free.fr
Produit par Gérard Terronès avec le soutien de Dansk Kapelmesterforening.

Hasse Poulsen & Richard Bonnet : guitares

01. Fields / 02. It Has To Be / 03. Non-Movie / 04.Shadow / 05. Bodies / 06. I Don’t, I See / 07. No Raise / 08. Gollum / 09. Mirage / Musiques de Hasse Poulsen & Richard Bonnet // Enregistré le 2 juin 2013 à Vaux-le-Penil (France) par Fred Maciela.

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Nick SMART’S TROGON : « Tower Casa »

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Nick SMART’S TROGON : « Tower Casa »
Babel Label / Harmonia Mundi

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Le label londonien Babel fait preuve d’une remarquable combativité dans cette période où l’édition de musique est un sport à risques. L’audace, l’intransigeance sur la qualité et la recherche d’une diversité artistique toujours inventive semblent lui réussir.
Parmi les cinq parutions du 24 février 2014 (pas moins !), Pierre Gros a mis l’accent sur le piano solo d’Alexander Hawkins (Singular Song) et nous remarquons aussi ce « Tower Casa » du trompettiste Nick Smart avec son combo Trogon (du nom de l’oiseau emblème national de Cuba).
Du latin-jazz made in London ? Pourquoi pas ! Ce label nous a déjà livré le disque de l’excellent Brass Mask qui rend hommage aux musiques de la Nouvelle-Orleans (2013 - apprécié par Jean Buzelin ici !). Nous acceptons donc volontiers ses invitations au voyage.
Nick Smart est un oiseau rare. Ses compétences musicales l’ont amené à la direction du département jazz de la Royal Academy Of Music à Londres (une institution prestigieuse). « Mes recherches sont principalement centrées autour de deux axes » précise-t-il. « Le premier est le processus de l’improvisation en voyant comment l’adoption de certaines contraintes dans les approches peut forcer à une plus grande créativité. Le second est d’explorer un répertoire sur lequel »recomposer« et d’improviser à partir de sources généralement pas associées au jazz ». Des principes qu’il met en application dans le répertoire de « Tower Casa » en combinant avec une grande finesse et la complicité de musiciens aguerris les spécificités de la musique afro-cubaine et une approche « ouverte » du jazz et de l’improvisation, sans se priver de rapprochements inattendus (Todi Or Not Todi de Bombay à Santiago...).
Dans un catalogue Babel ouvert à divers courants contemporains libres et sans concessions, ce disque se singularise par ses ambiances apparemment mélodiques et dansantes. À bien écouter, on s’aperçoit que Nick Smart ne se laisse à aucun moment aller à la facilité où à la légèreté. Il se réapproprie le genre afro-cubain avec ce même souci de créativité et de « recomposition » qui l’avait amené en 2005 à rejouer le répertoire du folk-singer Nick Drake (lui aussi !) ou de Louis Armstrong en 2008. Il faut dire que N. Smart a noué des complicités avec d’autres grands « rebâtisseurs » du jazz comme Dave Douglas, John Hollenbeck ou George Russell... Rien d’étonnant donc à ce que « Tower Casa » éveille nos sens et attire notre écoute comme les couleurs chatoyantes du trogon attirent le regard.
Allègrement recommandé !

. ::Thierry Giard ::.

> Babel Label BDV13129 / Harmonia Mundi

Nick Smart : trompette, bugle / Chris Montague : guitare / Kishon Kahn : piano / Denny « Jimmy » Martinez : basse électrique / Dave Hamblett : batterie / Pete Eckford : percussion

01. Tower Casa / 02. Kind Folk / 03. Todi Or Not Todi / 04. Candela / 05. Round The Round It all / 06. Everybody Else’s Song / 07. MoTilda // Enregistré en Grande-Bretagne en mars, avril et juin 2013.

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