« Le jazz tisse sa toile... »
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Jazz sous les Pommiers - festival 2014

Boîtes à souvenirs...

D 1er juin 2014     H 20:50     A Thierry Giard    


Pour cette 33ème édition du festival Jazz sous les Pommiers, nous avons pris une option raisonnable. Dans un programme qui incité à la débauche du jazzfan, presque du (petit) matin jusqu’au bout de la nuit, nous poserons tranquillement nos oreilles sur des concerts qui nous semblent incontournables.

Pour ne pas mélanger nos souvenirs, nous les rangeons cette année dans les cases de nos boîtes à jazz...
Un peu plus tard, Florence Ducommun reviendra sur l’événement qu’elle suit pour nous appareil photo en main. Un album d’images à découvrir dans le courant du mois de juin 2014.

Au fil des jours :

Samedi 24 mai || Dimanche 25 mai || Mardi 27 mai || Mercredi 28 mai || Jeudi 29 mai || Vendredi 30 mai || Samedi 31 mai

[Cliquez sur les vignettes pour agrandir les images !]


Samedi 24 mai

Oui, le jazz est bien là, vivant, joyeux, émouvant aussi... C’est parti avec nos trois concerts du jour...

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Aaron Diehl, Cécile McLorin Salvant, Paul Sikivie et Pete Van Nostrand - Coutances, 24 mai 2014
© T. Giard - CultureJazz.fr
Certes, Cécile McLorin Salvant a une voix magnifique, des capacités d’expression rares, un naturel et une simplicité qui séduisent d’emblée. Elle sait aussi faire revivre des perles fines du jazz d’antan ou des raretés de Broadway pour lesquelles son trio de grande classe agence des écrins moirés avec le savoir-faire de joailliers du swing. Un concert éblouissant, comme celui qu’elle a donné au Mans quelques jours auparavant (lire ici, Alain Gauthier aussi enthousiaste que nous !).

Cécile McLorin Salvant : voix / Aaron Diehl : piano / Paul Sikivie : contrebasse / Pete Van Nostrand : batterie

Simon Goubert (avec BFG) - Coutances, 24 mai 2014 -  voir en grand cette image
Simon Goubert (avec BFG) - Coutances, 24 mai 2014
© T. Giard - CultureJazz.fr
Avishai Cohen (trompette), Omer Avital (contrebasse) - Coutances, 24 mai 2014 -  voir en grand cette image
Avishai Cohen (trompette), Omer Avital (contrebasse) - Coutances, 24 mai 2014
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Batteur éclairé entre sa galaxie de cymbales et ses toms arrimés aux chants de la terre, Simon Goubert rayonnait de bonheur avec le trio BFG à savoir Emmanuel Bex (orgue) et Glenn Ferris (trombone). Le jeu du jazz réinventé à trois : joyeux, frondeur et émouvant quand Bex se tourne vers son étoile polaire du jazz, son pote pour toujours, le très regretté Dominique Voquer. Le public coutançais découvrait le trompettiste Avishai Cohen qui s’est brillamment illustré (sans partitions à la différence de ses co-équipiers !) dans le quintette très acclamé du contrebassiste Omer Avital. Fidèle aux codes du jazz, ce dernier concocte avec habileté une musique swinguante, chantante, expressive qui rend heureux. On regrettera toutefois le jeu sans finesse du batteur... Les rappels s’enfilent comme des perles : heu-reux !
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Dimanche 25 mai

C’est le dimanche en fanfare. Arborant un ravissant bracelet rose en guise de laisser-passer , les spectateurs déambulent dans la ville entre les lieux de concerts. Bonne ambiance, beaucoup de vie et pas de pluie mais pas de grand moment musical non plus...

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Thomas de Pourquery, The Endless Summer et la Mega-Soufflerie - Coutances, 25 mai 2014
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Thomas de Pourquery a retenu de son passé de rugbyman une certaine façon de fédérer les énergies pour aller droit au but sans artifices. À la tête de son groupe "The Endless Summer", il envoie une première (dé)charge pop-rock-électisante puis convie la centaine de souffleurs de sa Méga-Soufflerie pour un final haute-pression, sorte de haka-jazz à base de riffs percutants avec gestuelle synchronisée. Show-chaud !
Devant le théâtre, la pose des indispensables bracelets. -  voir en grand cette image
Devant le théâtre, la pose des indispensables bracelets.
© T. Giard - CultureJazz.fr
Jazz Combo Box, au pied de la Cathédrale. -  voir en grand cette image
Jazz Combo Box, au pied de la Cathédrale.
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Pour le « dimanche en fanfares », on échange son billet contre un bracelet qui donne accès aux lieux de concerts... à condition d’avoir anticipé : c’était complet ! Les concerts en extérieur sont très appréciés comme ici, derrière le chevet de la cathédrale avec Jazz Combo Box et son DJ à platine portative !
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Mardi 27 mai

Mesdames, après vous...
Hasard du programme ? Les femmes sont à l’honneur ce mardi dans le quintet de Didier Levallet mais aussi chez DrJohn, lequel était précédé de Nina Attal... Pas encore la parité dans le programme mais on avance !

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Sarah Morrow, Dr John, Bobby Floyd - Coutances, 27 mai 2014
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La tromboniste Sarah Morrow se dépense sans compter pour assurer la direction musicale des Night Trippers de DrJohn. Seul cuivre de cette formation, elle décuple la sonorité de son trombone (fée électricité) pour embraser la musique toujours vive, singulière et haute en couleurs du sorcier mythique de la Nouvelle-Orleans... Les amateurs n’auront pas manqué ce rendez-vous attendu depuis si longtemps. Grand moment !
Didier Levallet « Voix Croisées » - Coutances, 27 mai 2014 -  voir en grand cette image
Didier Levallet « Voix Croisées » - Coutances, 27 mai 2014
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Sylvaine Hélary, Didier Levallet, Céline Bonacina, François Laizeau, Airelle Besson : Voix Croisées à Coutances, 27 mai 2014. -  voir en grand cette image
Sylvaine Hélary, Didier Levallet, Céline Bonacina, François Laizeau, Airelle Besson : Voix Croisées à Coutances, 27 mai 2014.
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Après avoir inventé le Swing Strings System, son ensemble à cordes des années 80, Didier Levallet a concocté en 2013 cette sorte de Sweet Winds System intitulé « Voix Croisées ». Une rencontre des vents (Céline Bonacina, Airelle Besson et Sylvaine Hélary) qui crée des turbulences dont la musique du contrebassiste profite pleinement pour s’envoler très haut. Didier Levallet peut être heureux. Invitant le fidèle François Laizeau, il a réuni une équipe complice et soudée. On retrouve dans cette formation à dominante féminine sa science des alliages de timbres, de l’assemblage des couleurs et sa manière bien à lui de fédérer les énergies grâce à des compositions qui ouvrent toujours les portes de l’improvisation. Des qualités reconnues par un public attentif et très enthousiaste.

> Retrouvez Didier Levallet et Voix Croisées dans l’article de Jacques Revon (Lire ici - 13 mai 2014)

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Mercredi 28 mai

Ne pas se disperser... Pas facile devant un programme aussi dense que celui de Jazz sous les Pommiers. Ce mercredi sera donc pour nous une journée de transition, mais pas sans sensations fortes !

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Laurent Bardainne, David Murray, Thomas de Pourquery, Edward Perraud, Fabrice Martinez, Arnaud Roulin, Frédérick Galiay - Coutances, 28 mai 2014
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Comment écrire sur le Supersonic de Thomas de Pourquery après l’éloge brûlant de Florence Ducommun qui les écoutait à Marseille le 6 mai (lire ici !) ? En renvoyant sans doute cette image du bonheur partagé après le formidable spectacle offert au public coutançais par ce groupe soudé qui atteint après trois ans une sacrée maturité. Explosif et jubilatoire !
David Murray - Coutances, 28 mai 2014 -  voir en grand cette image
David Murray - Coutances, 28 mai 2014
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Laurent Bardainne, Edward Perraud, Thomas de Pourquery, Fabrice Martinez - Coutances, 28 mai 2014 -  voir en grand cette image
Laurent Bardainne, Edward Perraud, Thomas de Pourquery, Fabrice Martinez - Coutances, 28 mai 2014
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Après le concert de Supersonic donné à Jazz sous les Pommiers 2011 avec une chorale d’enfants, Thomas de Pourquery invitait cette fois le saxophoniste David Murray qui venait habiter la musique de Sun Ra avec sa profonde connaissance de la Black Music pour la fin du concert.

Ici lors de la balance, le saxophoniste s’imprègne de l’atmosphère si particulière de ce groupe de français iconoclastes. Sur scène, nullement dérouté par l’habile transposition « à l’européenne » de cette musique, il retrouvera sans doute l’âme de John Gilmore, fidèle complice de Sun Ra, dans un jeu incandescent.

Dès les premières notes, il fallait marquer des points, occuper le terrain et gagner définitivement l’estime d’un public coutançais qui suit Thomas de Pourquery au fil de ses trois années de résidence.

Un Thomas de Pourquery épaulé par une équipe de fortes personnalités aux talents incontestables qui a rappelé qu’il joue magnifiquement du saxophone alto, poussant chacun à aller plus loin jusqu’au bout de son inspiration. Le jazz vivant, brûlant, affranchi des codes et des normes, comme on l’aime. Et dans ce contexte, les chansons de Sun Ra sont de vrais délices.

Enlightenment : illuminé ?

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Jeudi 29 mai

Il pleut... Un temps de chien presque comme le 6 juin 1944 lors du débarquement des troupes alliées en Normandie, il y a 70 ans donc. Un anniversaire célébré aussi dans le cadre du festival Jazz Sous Les Pommiers avec la création « D-Day » confiée à Bill Carrothers.

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Bill Carrothers Quintet & Choir : « D-Day » - Coutances, 29 mai 2014
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"Bill Carrothers, pianiste poète et funambule pour qui le jazz n’est pas seulement un style mais une démarche d’ouverture, une manière d’envisager la vie..." écrit Olivier Opdebeeck, chef de chœur à la tête d’une troupe impressionnante, de jeunes chanteurs français et américains. Bill Carrothers, ce passionné d’histoire qui entre la Normandie et le fin fond de son Wisconsin, a composé, agencé une longue fresque touchante et nostalgique, toujours en demi-teintes. Une réalisation d’une envergure exceptionnelle.
Bill Carrothers, Peg Carrothers, Olivier Opdebeeck, Drew Gress - Coutances, 29 mai 2014 -  voir en grand cette image
Bill Carrothers, Peg Carrothers, Olivier Opdebeeck, Drew Gress - Coutances, 29 mai 2014
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Stéphane Kerecki Quartet « Nouvelle Vague » - Coutances, 29 mai 2014. -  voir en grand cette image
Stéphane Kerecki Quartet « Nouvelle Vague » - Coutances, 29 mai 2014.
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Peg et Bill Carrothers : elle chante (superbement) et lui aussi, depuis peu et presque incidemment (Love & Longing - lire ici). Une voix au timbre pur et naturel qui n’est pas sans évoquer celle de Chet Baker.

De beaux moments de complicité sur scène, en particulier lorsqu’ils partagent « Shtt ! It’s a military secret » (...ne parlons de rien que d’amour !).

Peg et Bill semblent avoir alors oublié le chœur pour laisser parler leur cœur.

Stéphane Kerecki Quartet « Nouvelle Vague ». Nous avons écouté et réécouté avec bonheur le disque fraîchement paru (lire ici). Ce fut donc un grand plaisir de retrouver sur scène le contrebassiste avec John Taylor (piano), Émile Parisien (sax soprano), Fabrice Moreau (batterie) et leur invitée pour trois chansons : Jeanne Added.

On a cru percevoir une certaine tension dans le quartet pour ce concert de création au plus près des partitions mais Jeanne Added libéra les énergies dans une interprétation inédite et assez explosive de « Sous le le soleil exactement » !

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Théo Ceccaldi, Guillaume Aknine, Valentin Ceccaldi - Coutances, 29 mai 2014
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Le violoniste Théo Ceccaldi est un des habiles tricoteurs du Tricollectif, belle pelote multicolore de jeunes musiciens inventifs. Il est aussi, depuis janvier, le violoniste du nouvel ONJazz que dirige désormais Olivier Benoît. Avec son frère Valentin Ceccaldi et le guitariste Guillaume Aknine, il a constitué ce trio avec l’écoute et l’appui de leur bonne fée, la contrebassiste Joëlle Léandre. Dans le Magic Mirrors (un cadre qui évoque le Carrousel de leur premier disque !), s’accommodant au mieux des bruits de la pluie et de la rue, ils ont magnifiquement brodé un ruban de musique aux couleurs changeantes, disposant jours et points serrés avec l’habileté d’acrobates des cordes, faisant naître des mélodies pures et légères dans les aléas d’un parcours chaotique (parfois, en apparence) mais toujours maîtrisé. Jubilatoire !
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Vendredi 30 mai

Quelques aperçus d’une journée au contenu encore très riche et diversifié.
Où l’on constate une fois une fois de plus que le jazz rassemble les générations au-delà des genres et des courants.

Thomas Enhco Trio - Coutances, 30 mai 2014 -  voir en grand cette image
Thomas Enhco Trio - Coutances, 30 mai 2014
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Le Duke Orchestra (Battle Royal) - Coutances, 30 mai 2014 -  voir en grand cette image
Le Duke Orchestra (Battle Royal) - Coutances, 30 mai 2014
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12 h 30 dans le Magic Mirrors. Un public nombreux et attentif écoute le trio du jeune pianiste Thomas Enhco. Une impressionnante maîtrise et une virtuosité indéniable pour ce trio de jeunes pousses du jazz très bien « éduquées ». On apprécie que le pianiste reste attaché à la rondeur du jazz ternaire sans sombrer dans un « pop-jazz » souvent de mise dans les trios piano-basse-batterie de nos jours. Reste à acquérir un peu de maturité pour marquer son identité et sa singularité. Au centre des pupitres des trombones du Duke Orchestra de Laurent Mignard, le tromboniste Fidel Fourneyron prouve une fois encore qu’on peut être très investi dans les courants novateurs d’aujourd’hui est très attaché aux fondements historiques du jazz. À l’instar du violoniste Théo Ceccaldi présent au même moment sur la scène du théâtre avec Médéric Collignon, Fidel Fourneyron a intégré le nouvel ONJazz d’Olivier Benoît. Des jeunes sans œillères.
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Émile Parisien, Jean-Paul Celea, Wolfgang Reisinger : « Yes Ornette ! » - Coutances, 30 mai 2014
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Émile & Friends. Propulsé tout en haut de l’affiche de ce concert en trois parties, Émile Parisien (né à Cahors en 1982) invite ce vendredi son copain Vincent Peirani ainsi que ses "leaders", Daniel Humair et, ici, Jean-Paul Celea. Le trio "Yes Ornette !" est une réussite rare, sur disque (lire ici) et en concert. Un moment exceptionnel où ce formidable Petit Poucet du jazz qu’est Émile Parisien dansait avec deux géants : Jean-Paul Celea, maître incontesté de la contrebasse et le très subtil batteur viennois Wolfgang Reisinger. Un trio qui prouve que loin de l’image de complexité qu’on lui attribue souvent, la musique d’Ornette Coleman peut être ludique et joyeuse. Un sommet !
Émile Parisien et Vincent Peirani - Coutances, 30 mai 2014 -  voir en grand cette image
Émile Parisien et Vincent Peirani - Coutances, 30 mai 2014
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Daniel Humair Quartet - Coutances, 30 mai 2014 -  voir en grand cette image
Daniel Humair Quartet - Coutances, 30 mai 2014
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Duo Émile Parisien - Vincent Peirani. En ouverture du concert, ce formidable duo né de la connivence musicale entre Émile Parisien et Vincent Peirani : saxophone soprano et accordéon pour faire renaître, entre autres, quelques belles pièces de Sidney Bechet. Formidable prestation d’un accordéoniste des plus inventifs, d’autant plus méritoire qu’il se remettait à peine d’une tendinite sévère. Bravo l’artiste ! Toujours à la recherche de jeunes talents pour faire avancer ses projets, Daniel Humair avait constitué quartet en 2011. Jean-Paul Celea en était alors le contrebassiste, remplacé depuis par Jérôme Regard. Nous avons suivi ce quartet depuis ses débuts (août 2011) et avons pu constater que la paire Peirani-Parisien se montre beaucoup plus audacieuse, impertinente et impose sa marque, ce qui n’est pas pour déplaire à un leader toujours aussi combattif ! Un moment magique ? l’interprétation de « Schubertauster », magnifique composition très solennelle de Vincent Peirani.
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Médéric Collignon et Jus de Bocse - Coutances, 30 mai 2014
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Médéric Collignon est passionné, fasciné par la musique du groupe King Crimson. Passant du cornet au chant, de ses machines à la direction musicale, il rend un hommage iconoclaste, explosif et très contrasté à la musique de ce mythe du rock-progressif (comme on dit). À son quartet Jus de Bosce, il a associé un double quatuor à cordes dans une architecture très élaborée qui ne nuit jamais à l’expression de l’inventivité bouillonnnate du leader. En rappel, il reprend une superbe chanson de Nick Drake... Retour au calme : bonne nuit !
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Samedi 31 mai

Deux concerts et des musiciens américains à notre programme du jour pour conclure cette 33ème édition de Jazz sous les Pommiers. Contrastes...

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Ceci est un très beau piano mais mal photographié car c’était interdit par l’Artiste un peu autiste qui s’est entraîné dessus pendant plus d’une heure. On notera sa bonne technique mais bien peu de contrastes.

À la fin, l’Artiste est revenu. On l’a reconnu : c’était lui "le" Brad Mehldau né à Jacksonville en Floride le 23 août 1970 ! Il a joué deux bons morceaux de jazz et s’en est allé. Sans un mot.

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James Carter - Coutances, 31 mai 2014
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Découvert à la fin des années 80, le saxophoniste James Carter a toujours impressionné par sa maîtrise des saxophones. À Coutances, il s’est limité au soprano, à l’alto et au ténor, jouant chaque instrument avec un son plein et très coloré ponctué d’effets percussifs et de quelques pirouettes techniques. Sa musique se nourrit du passé du jazz et son répertoire du jour reprend des compositions de Django Reinhardt qu’il transpose à sa façon dans cet Organ Trio.
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James Carter Organ Trio - Coutances, 31 mai 2014
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Jovial et enthousiaste, James Carter insuffle une joyeuse énergie à ce trio. Gerard Gibbs joue de l’orgue Hammond « à trois étages » en complétant un tissu mélodique et harmonique dense sur les deux claviers par un jeu de pédalier qui assure de solides lignes de basse. À la batterie, Leonard King se caractérise par un jeu sobre et efficace tout à fait adapté à la formule. Loin des musiques asceptisées et passe-partout, cet excellent concert a remis en avant le jazz dans toute la richesse de ses textures : granuleux, soyeux, râpeux, brut ou polissé... Et bien vivant !
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